Qui suis-je ?

J’ai grandi avec 3 frères et des parents « catho de gauche » qui nous ont élevés dans une foi ouverte, généreuse et accueillante. De mon parcours scolaire à Strasbourg, je retiens un enseignement respectueux des diverses religions. Active dans l’aumônerie et chez les Guides de France, je développe mon goût pour la construction de projets collectifs, ma nature enthousiaste et ma soif d’être au service de ceux qui en ont besoin. Des études supérieures à Sciences Po, à Séville et une année de coopération au Pérou élargissent mon horizon, ma compréhension du monde, sa dureté et mais aussi les raisons d’espérer. Devenue fonctionnaire territoriale, j’exerce à Nancy, puis me spécialise dans les politiques sociales à Lille, Paris et Grenoble : lutte contre l’exclusion, insertion des jeunes, réduction des inégalités sociales. Depuis 2016, c’est à Paris que je contribue à transformer la façon de mener les politiques sociales vers plus de collaboratif et de confiance, avec tout le monde, et en particulier avec les plus démunis. Dotée d’une énergie communicative, pleine de fantaisie, j’ai un certain talent pour fédérer. J’ai 42 ans, une famille extra et des amis merveilleux.

 

Ma vie spirituelle

La foi qui m’a été transmise parle d’amour d’une infinie tendresse, qui ne juge pas, mais est aussi une foi qui engage : exigeante, dérangeante. Elle a grandi au contact de personnes et d’enseignements stimulants à Saint Pierre le Jeune, Taizé, chez les dominicains, à l’Arche, avec la spiritualité ignacienne et ATD quart monde. Pour moi, la force du message du Christ c’est que rien n’est jamais perdu car chacun de nous est aimé de Dieu. Inconditionnellement. C’est à nous, croyants, libres, de mettre cette force fondamentalement émancipatrice au service de nos actes, de porter cette espérance comme un combat pour la dignité. Contre l’injustice, la misère et la solitude dans le monde, nous portons une alternative de douceur et de confiance.

Ma vie de foi est faite de moments de grande joie, mais aussi de désarroi, de colère parfois. C’est dans la prière que je retrouve alors la présence de Dieu, cette respiration intérieure, ce souffle de vie. Je crois que l’Esprit saint me donne la force et l’audace d’agir et de témoigner.

 

Mon appel à être diacre

Je veux me mettre au service d’une Église qui accueille, écoute et laisse une place à chacun et chacune, avec son histoire, sa singularité. Je veux contribuer à tisser des liens entre tous les croyants pour qu’ils trouvent, dans leur paroisse, une communauté fraternelle ouverte, agissante, réconciliée, pleine de ressources, pour se faire grandir mutuellement dans leur vie. Une vie de croyants actifs et combatifs pour une société plus juste et plus solidaire.

Le diaconat est justement ce ministère de service, sur le « seuil », qui fait un pont entre notre vie de citoyens et notre vie spirituelle. Pour moi, ce ministère consiste aussi à remobiliser les chrétiens vers les « périphéries existentielles » chères au Pape François : mobilisation auprès des migrants, des sans voix, des exclus.

 

La diacre que je veux être

Face à la peur et au repli de l’entre-soi, je suis convaincue qu’il faut ouvrir les portes, les fenêtres et la gouvernance de l’Église. Je voudrais être une diacre facilitatrice de collectif, passeuse d’initiatives, qui s’efface pour que chacun puisse apporter un peu de ce qu’il ou elle est pour faire communauté vivante, ouverte sur le quartier, sur la société. Je me vois comme un soutien pour aider les croyants à puiser dans la Parole de Dieu et dans l’eucharistie l’énergie nécessaire pour changer le monde.

 

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