Qui suis-je ?

Née en 1956, d’origine indo-vietnamienne, j’exerce le métier de massothérapeute en énergétique taoïste depuis 40 ans et celui de psychothérapeute spirituel depuis 23 ans. J’anime des stages de développement personnel et spirituel. J’aime apprendre à ma clientèle à harmoniser leurs 4 plans : physique, affectif, mental et spirituel (terre, eau, air, feu). Après tant d’années d’accompagnement thérapeutique, je commence à transmettre comme formatrice mon expérience de thérapeute spirituel holistique.

Assignée homme à ma naissance, j’ai transitionné il y a de ça 12 ans. Je vis aujourd’hui  pleinement ma vie de femme, dans ma vie personnelle, professionnelle et spirituelle.

 

Ma vie spirituelle

C’est ma foi en Christ qui m’a appris à relier le spirituel et le matériel, l’esprit et le corps, afin que le verbe se fasse chair. C’est elle qui m’apprend à faire Sa paix dans les sensibilités masculines et féminines de notre être.

Élevée dans la foi catholique, je m’en suis éloignée à l’adolescence. Aujourd’hui, cela fait 26 ans que je suis retournée à la messe. Vite très impliquée dans la vie des paroisses que j’ai fréquentées, je me suis progressivement retrouvée, après ma transition, à la périphérie d’une Église qui conditionne son accueil et la pratique des baptisé.e.s en son sein. C’est la raison pour laquelle je suis membre depuis 8 ans du Carrefour des Chrétiens Inclusifs (association LGBTQI+ croyante et militante), de la communion Béthanie (communauté de prière contemplative qui accueille les personnes homosensibles et transgenres croyantes) et que je fréquente la paroisse Saint-Merry. Partout, je participe à l’animation de célébrations activement ouvertes aux croyant.e.s LGBTQI+ et, avec la chorale de ma paroisse, j’anime régulièrement la messe à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.

J’ai toujours été contemplative, portant un regard philosophique sur la vie. Je ressens le besoin de prier Dieu dans le silence de mon cœur à travers son fils Jésus le Christ. Il est mon chemin et mon but pour découvrir Dieu ; avec Lui, j’ai une relation amoureuse et mystique. C’est mon meilleur ami et mon premier amour. C’est à Lui que je partage le plus intime de ce que je suis, ce qui me  permet d’avoir une relation plus ajustée avec les autres. C’est ma relation de vérité avec Lui qui m’a fait voir qui je suis et donné le courage de le vivre.

 

Mon appel à être diacre

Comme les diacres, je suis déjà « serviteur ». Je suis au service de la charité quand je chante pour les croyant.e.s LGBTQI+ et les prisonniers. Je suis au service de la parole de Dieu quand je L’apporte en prison et que j’ouvre les portes de l’Église à ceux et celles qui en sont rejeté.e.s. Je suis au service de la liturgie quand j’anime les messes et les sacrements.

Comme mes frères hommes, je veux témoigner de l’amour du Christ qui m’apprend à aimer sans limite, à passer de l’ombre à la lumière, du désordre à l’ordre, de la peur à la confiance. Il m’apprend à m’aimer telle que je suis afin de pouvoir aimer l’autre tel.le qu’il ou elle est. Je veux pouvoir toujours plus Le chanter, car c’est Le « prier deux fois ». Je veux pouvoir partager cette  joie retrouvée, mon âme d’enfant qui aime se réjouir en Lui, à mes sœurs et frères car Il ressource mon corps, mon âme et mon esprit.

Les femmes ont des charismes28 égaux à ceux des hommes. Il est temps de donner la parité aux femmes dans la gouvernance de l’Église, de donner la parole aux femmes et non de n’accepter d’elles qu’un service de petites mains serviles.

 

La diacre que je veux être

Puisque les diacres doivent être sur le « seuil » entre l’Église et le monde, je veux être une diacre de l’accueil : je veux ouvrir les portes de l’Église catholique inconditionnellement, à tou.te.s, et en particulier aux personnes minoritaires et LGBTQI+. Ainsi nous suivrons le chemin de Jésus qui nous apprend à aimer sans limite.

Je veux apprendre aux femmes et aux hommes à faire Sa paix avec leurs sensibilités féminines et masculines. Ainsi nous quitterons notre société hétéro-patriarcale, vers une humanité réconciliée avec son créateur dans Son amour universel (uni vers elle), la vie. L’humanité sera un seul corps en Christ.

Je veux tisser des ponts avec d’autres confessions religieuses et spirituelles, afin de s’enrichir de nos diversités et de faire l’expérience de l’amour altérité.

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