Qui suis-je ?

Après des études universitaires de psychologie et un certificat d’études théâtrales, j’ai travaillé pendant une dizaine d’années comme comédienne. J’ai joué au théâtre et en dehors, au plus près d’un public parfois fragile ou éloigné des structures culturelles. La découverte du monde de l’entreprise et de ses mécanismes m’a poussée à mettre mes compétences théâtrales et psychologiques au service de ses membres : je suis depuis dix ans consultante au sein d’un cabinet spécialisé dans la relation aux clients, l’intelligence émotionnelle et le management positif. Je participe aux recherches du cabinet en psychologie sociale et j’anime des formations comportementales afin d’accompagner les femmes et les hommes vers une meilleure compréhension de leurs modes de communication et l’amélioration de leurs relations de travail.

Je suis également administratrice d’une compagnie théâtrale impliquée dans des sujets qui me sont chers : le couple et la violence, la parole des femmes, la confrontation des cultures et des approches artistiques.

 

Ma vie spirituelle

Mon père m’a appris lorsque j’étais enfant, que la foi n’est pas « croire que » mais « croire en ». Cette distinction fondamentale rend parfaitement compte de mon rapport au Christ. J’ai toujours appréhendé le monde selon trois axes : l’axe de la raison, lié à ma formation scientifique ; l’axe de l’émotion, qui me fait ressentir le monde au-delà des apparences ; et l’axe de la foi, qui donne toute sa verticalité à ma vie et la transcende. Ce dernier est l’axe de la confiance, de l’abandon, mais aussi celui du ravissement : me laisser ravir par l’Esprit, pour qu’Il m’élève et me renforce.  Cet axe est là quand les deux autres cèdent. Et grâce à Lui, grâce à l’amour du Christ dont j’ai lu inlassablement les paroles, grâce à la présence de Dieu en moi, même quand je lui ai fermé ma porte, aujourd’hui je peux affirmer avec force et assurance : « je crois ! » dans tous les sens que le  français donne à ce verbe. Cette foi qui m’anime, je la mets au service de mes semblables depuis de nombreuses années : enfant de chœur, puis lectrice à l’église, catéchiste, bénévole pour l’aide aux plus fragiles ou l’accueil des réfugiés. Comédienne, j’ai vécu chaque représentation comme un dialogue avec  Dieu. Je sentais qu’Il était là, non pas au-dessus mais dans moi, comme le filament de l’ampoule. Mais « on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison »7. Aujourd’hui, j’ai cessé d’être comédienne, mais je n’ai pas cessé de vivre cette transcendance. Je sens qu’il me faut aller plus loin et, différemment, prendre la parole pour porter la Parole. C’est pourquoi je propose au pape François

– via un courrier à Celestino Migliore, nonce apostolique en France – mes services en tant que diacre permanente, humblement mais avec conviction.

 

Mon appel à être diacre

« Frappez, on vous ouvrira »9, nous dit Jésus. Je frappe à la seule porte qui aujourd’hui m’est fermée. Pas la porte de Dieu, celle-là est ouverte à qui frappe, mais celle de l’ Église : la porte de quelques hommes pleins de certitudes, d’habitudes ou de craintes. Je ne les juge pas. Je ne fais pas la révolution, mais je souhaite mettre en œuvre une révolution au sens propre du terme : permettre un renversement des points de vue, une rotation nécessaire pour que l’Église accomplisse son évolution. Je mets mes pas dans ceux de Jésus, qui n’est pas venu abolir, mais accomplir10. Je mets mes pas dans ceux de Marie de Magdala, qui a su sécher ses larmes et, la première, a couru porter la Bonne Nouvelle à ses frères et sœurs, car je suis convaincue qu’être apôtre du Seigneur n’est pas une question de genre.

La diacre que je veux être

Jésus nous a dit : c’est à son fruit que l’on reconnait l’arbre

Jesuis une femme impliquée dans la vie professionnelle, mariée à un homme qui ne partage pas ma foi et dont les discussions enrichissent et questionnent ma réflexion au quotidien, mère de  deux filles à qui je veux transmettre les valeurs de respect, d’affirmation et d’engagement que me donne ma foi. Aujourd’hui, ces réalités n’existent pas dans l’Église ; autant de fruits que je pourrai porter en tant que diacre. Et je pressens que ces fruits seront encore plus nombreux, si je peux participer comme « diacre permanente en milieu professionnel » au service de mes frères et sœurs – notamment les plus fragiles – tout en assurant avec sincérité et charisme les missions d’acolytat12 et de lectorat13.

 

Un commentaire sur “Claire Conan- Vrinat candidate au diaconat”

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